Les marchés de Bangkok : notre sélection !

Quand on explore les marchés de Bangkok, on se rend vite compte que c’est le niveau au-dessus. On oublie le petit marché propret et sans personnalité avec quelques huttes qui se battent en duel pour essayer de vendre des produits hors de prix. À Bangkok, question marché, ils ne font pas dans la demi-mesure ! Entre chaos, frénésie, chaleur et senteurs exquises, je vous propose notre sélection des marchés que nous avons trouvés incontournables à Bangkok (et un peu plus loin !).


Chinatown : Sampeng Lane et les autres…

Pour plonger dans la folie des marchés, il faut prendre la direction de Chinatown, que ce soit vers la populaire Sampeng Lane ou la plupart des rues adjacentes. En voyant le Chinatown de New York, nous pensions avoir goutté au paroxysme de la frénésie urbaine. Quelle erreur ! En surclassant son cousin new-yorkais en tout point, le Chinatown de Bangkok nous offre un hypnotique et grisant chaos.




Ce bazar assumé est un tourbillon qui vous entraîne ça et là. On tourne à gauche. On tourne à droite. Tout se ressemble. On s’y perd. La foule vous presse sous ces auvents infinis qui laissent à peine passer les rayons du soleil. Puis les couleurs de ce bric-à-brac sans fin se mêlent aux odeurs de la bouffe de rue. C’est épuisant. C’est enivrant. Tellement qu’il semble impossible d’en sortir. Et lorsqu’enfin on s’en extirpe, on se demande même si toute cette agitation était bien réelle.



Train Night Market @Ratchada

Les locaux vous le diront, ce fantastique marché de nuit est devenu un lieu incontournable en quelques mois seulement. Ouvert en fin d’après-midi, le Train Night Market @Ratchada se remplit vite et ne se désemplit que tard dans la nuit ! Les jeunes Bangkokiens branchés viennent envahir ses allées où, sous des tentes colorées, les vendeurs proposent vêtements tendances et bidules en tout genre à des prix souvent dérisoires (ou du moins, qui pour nous, touristes occidentaux, nous paraissent dérisoires).


À la périphérie du marché, des restaurants et bars aux enseignes vintage raviront les gourmands et les amateurs de bière (thaï, de préférence, moins chère et délicieuse !). Les hipsters se font voir en terrasse, en écoutant des groupes live qui reprennent les succès américains du moment. Ou bien ils se font couper les cheveux dans des stands de coiffure qui semblent improvisés. La frénésie et palpable, mais le chaos est organisé, presque millimétré, pour faire en sorte que la jeunesse thaïlandaise passe une excellente soirée !

    


Les marchés flottants proches de Bangkok : 

Damnoen Saduak & Amphawa


Ce sont les vedettes des marchés. Ils font rêver les touristes et excitent les aventuriers. Leurs photos fleurissent page après page dans nos guides et nos blogs de voyage. Et à raison ! Palper l’atmosphère de ces marchés flottants est une expérience unique et incontournable, qui, pourrait-on dire, surfe entre tradition et spectacle.


Damnoen Saduak (pour la matinée)


À un peu moins de 100 km de Bangkok, il est le plus connu et assurément le plus populaire dans les rangs des touristes. Pourquoi ? Simplement parce que dans notre imaginaire, c’est à ça qu’un marché flottant ressemble. Assis dans un long-tail boat, on se balade le long des canaux, admirant les habitations des locaux au milieu de cocotiers et bananiers. Puis on s’élance dans un chaos de bateaux, de bruits de moteurs et de marchands qui, depuis le bord de l’eau ou depuis leurs propres embarcations, t’achalent pour te vendre souvenirs et bonne bouffe.


L’expérience est incontournable. Il faut le voir pour le croire. Sur ce point, nous sommes d’accord. Cependant, pour être tout à fait honnêtes, dans ce floating market de Damnoen Saduak, nous avons rapidement constaté que les visiteurs n’étaient que des touristes du monde entier. Et les marchands en sont conscients. Nous nous sommes donc sentis comme des vaches à lait, et parfois même, carrément des pigeons : les prix sont gonflés, parfois à outrance, et la qualité n’est pas toujours au top.


Notre conseil ? Négociez un tour en bateau pour vivre l’expérience, si possible un peu avant le marché pour profiter, aussi, des canaux aux alentours. Mais faites descendre les prix au maximum ! Alors qu’une heure de long-tail boat (privé) est affichée à 2000 bahts par bateau (80 $ CA/50 €), nous avons réussi à le faire descendre à 900 bahts (35 $ CA/23 €), et encore, nous sommes certains que nous aurions pu descendre encore plus (mais on est des pigeons, que voulez-vous !)
Ensuite, n’achetez pas grand-chose, et surtout pas les souvenirs qui semblent être manufacturés en grands volumes, tellement ce sont les mêmes d’un stand à un autre. Préférez l’achat de délicieuses bananes, mangues et autres succulentes spécialités qui raviront vos papilles pendant votre petit tour. Mais surtout, négociez ! Au moins à moitié prix. Ça semble faire partie du jeu.

Ouvert tous les jours, le matin, dès 7 h



Amphawa (pour l’après-midi)


À une quinzaine de minutes de route du marché flottant de Damnoen, il ne faut surtout pas manquer le marché flottant d’Amphawa, qui n’ouvre ses portes qu’à midi. Le mieux est d’ailleurs d’y être dès l’ouverture, pour pouvoir profiter d’un peu de tranquillité avant l’arrivée des foules (principalement des Thaïlandais qui viennent de Bangkok). De part et d’autre de la rivière, le marché offre une atmosphère bien différente de celui de Damnoen, et c’est exactement ce qui nous a accrochés !

  

D’abord, les souvenirs et autres machins inutiles sont bien plus cools que ceux de Damnoen, avec une personnalité qui semble plus authentique, locale et étonnamment branchée parfois. Mais notre attention a surtout été attirée par ces dizaines de stands de bouffe qui offrent des préparations culinaires aussi originales et appétissantes les unes que les autres. Notre coup de cœur ? Les fruits de mer. Et particulièrement ces coquillages et autres pétoncles grillés que nous avons pu déguster, assis le long de la rivière. Un régal, pour quelques dizaines de bahts seulement, là où nous aurions déboursé de nombreux dollars dans n’importe quel restaurant occidental. Alors, autant ne pas s’en priver !


Pour ponctuer une belle après-midi, il faut prendre un bateau pour naviguer le long de la rivière et se faire montrer les quelques temples qui la bordent. Nous avons été emmenés dans une balade de plus de deux heures, en ne déboursant que 50 bahts par personne (2 $ CA/1,3 €) ! C’est aussi incroyable que ça le laisse entendre. Et même si les temples n’ont pas le caractère exceptionnel de ceux de Bangkok ou de Ayutthaya, on se plaît à explorer la culture thaïlandaise de l’intérieur, en observant les locaux et leurs rituels de prière. Et avec un peu de chance, un moine bouddhiste vous emmènera dans l’un des petits temples pour vous bénir et vous remettre un bracelet porte-bonheur, un rituel que quelques-uns offrent, principalement aux touristes, mais qui n’en reste pas moins touchant.

Ouvert le vendredi, samedi et dimanche, de midi à 20 h


 


Comment aller à Damnoen Saduak et à Amphawa ?

Le mieux est de vous lever tôt, un vendredi ou un jour de weekend, pour être à Damnoen Saduak aux alentours de 9 h, puis de vous rendre ensuite à Amphawa pour midi et demi. Pour se rendre à Damnoen depuis Bangkok (en une heure et demie environ), notre conseil est de vous rendre autour du Victory Monument et de trouver un van pour moins de 100 bahts par personne (4 $ CA/2,5 €), en direction du Damnoen Saduak Floating Market. Ce n’est pas très complexe à trouver, surtout, n’hésitez pas à demander à un commerçant ou quelqu’un dans la rue, pour trouver la station de vans.

Une fois à Damnoen, lorsque viendra le temps de vous rendre à Amphawa, même chose. Trouvez un van ou tout autre moyen de transport pour quelques bahts (et environ 15 minutes de route). Ça peut être un peu la galère étant donné que pas grand monde se débrouille en anglais, mais ça vous fera des anecdotes à raconter !

Pour rentrer à Bangkok en fin de journée, en partant de Amphawa, un autre van fera l’affaire. D’accord, ce n’est pas toujours ce qu’il y a de plus confortable, mais niveau rapport qualité-prix, nous ne risquons pas de nous en plaindre !


Auteur : Julien Valat

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire