5 conseils pour bien gérer sa démission

Évidemment, lorsque vous prévoyez un grand voyage (ou même un projet d'immigration, comme cela m'est arrivé en 2010), vient le moment de la démission de votre travail actuel. Pas toujours simple de gérer ce moment-là, particulièrement lorsque vous n'avez pas grand chose à reprocher à votre employeur. Voici mes 5 conseils pour que votre démission se passe pour le mieux !


#1 Se préparer à le faire dans les règles

Vous avez déjà entendu l'adage un peu ringard "Nul n'est sensé ignorer la loi" ? Et bien dans le cas d'une démission, c'est aussi le cas. Dès le moment où vous commencez à penser à la rupture de votre contrat, alors prenez le temps de vous renseigner sur les règles que vous allez devoir respecter. Ces règles diffèrent en fonction des pays, donc à vous de faire les recherches selon où vous vous trouvez. Aussi, n'oubliez pas de jeter un œil à votre contrat (si vous en avez signé un) afin de voir ce qui est stipulé par écrit par votre employeur, concernant le délai de préavis !

Quelques liens officiels :
France : Rupture du contrat dans le secteur privé
Québec : Préavis de démission
Belgique : Démission et licenciement


#2 S'y prendre à l'avance

Évidemment, nous sommes dans le cas où vous êtes dans un emploi à durée indéterminée depuis quelques temps déjà, et vous vous entendez bien avec votre employeur. Ainsi, quelles que soient les règles établies par la loi ou par votre contrat, mon conseil personnel est de vous y prendre à l'avance. Dès lors que vous avez pris la décision irrévocable de démissionner, discutez-en (à l'oral) avec votre supérieur. D'une part, cela permet d'enlever un poids sur votre conscience (croyez-moi, ça soulage) et d'autre part cela donne le temps à l'employeur de se retourner.

Je me souviens de ma démission de mon job de manager dans la grande distribution en 2010, mon supérieur avait été extrêmement étonné de mon projet d'immigration au Québec, mais avait été reconnaissant que je lui en parle près de 5 mois à l'avance. Ainsi, même si ma démission est restée secrète, connue uniquement de la direction pendant plusieurs semaines, cela avait permis de prendre tout le temps nécessaire pour trouver un bon remplaçant et organiser mon départ. Ce fut positif autant pour mes employeurs que pour moi, car je n'ai pas eu besoin de faire les choses dans la précipitation et j'ai pu garder un bon contact avec eux (primordial pour le #4 de cette liste).


#3 Trouver un terrain d'entente

Encore une fois, dans le cas où la relation avec vos employeurs est bonne et dans le cas où votre emploi vous plaît, faites en sorte de trouver des terrains d'ententes lors de votre démission. Par exemple, entendez-vous sur une date de départ qui vous convient autant à vous qu'à la direction de l'entreprise. Aussi, proposez de participer vous-même au recrutement et à la formation de la personne qui vous succédera, car finalement, c'est certainement vous la personne la mieux placée pour savoir ce qu'est le travail. Faites-moi confiance, une fin de contrat de travail harmonieuse où les deux parties se sont entendues convenablement, sera bien plus agréable et bien moins stressante pour vous !


#4 Garder de bons contacts

Vous avez de bonnes relations avec vos employeurs et vous savez que vous êtes reconnu et apprécié pour votre bon travail ? Alors capitalisez sur ça pour garder de bons contacts, autant avec vos employeurs qu'avec vos futurs ex-collègues, d'abord parce que c'est plus agréable pour tout le monde, mais aussi parce qu'on ne sait jamais de quoi est fait demain et un bon contact professionnel pourrait être utile (c'est la notion de "réseau" que l'on retrouve au Québec par exemple). Garder un bon contact passe notamment par les trois points précédents dans cette liste, mais aussi par d'autres petites attentions importantes. Par exemple, écrivez un courriel d'au-revoir à vos collaborateurs. Vous pourriez même en profiter pour rappeler votre adresse e-mail personnelle tout comme votre téléphone. Puis pourquoi ne pas rajouter ces personnes-là sur LinkedIn au moins, voire sur Facebook si ce n'est pas déjà fait ? Pensez "réseau" !

Lorsque je suis arrivé au Québec fin 2010 et que j'ai postulé pour mon premier emploi à Montréal (manager dans une grande chaîne de cafés américaine), mes bons contacts dans mon job précédent m'ont servi par deux fois. La première fois lors de l'entretien d'embauche lorsque j'ai donné la lettre de recommandation de mes anciens employeurs (n'hésitez pas à toujours en demander une !). La deuxième fois lorsque mes futurs employeurs ont contacté mon ancienne chef pour vérifier mes références. D'où l'intérêt de conserver de bonnes relations !


#5 Surveillez vos finances de près

Enfin, parce qu'il n'est pas question de vous faire avoir, soyez toujours bien au courant de ce que l'on vous doit au niveau financier. La plupart des entreprises sont sérieuses mais une erreur ou un oubli est vite arrivé lors de la cessation d'un contrat (et sans être paranoïaque, parfois les erreurs/oublis n'en sont pas vraiment). Prenez votre calculatrice, consultez votre contrat, soyez au fait de la loi qui s'applique à votre cas, discutez avec le service des finances si nécessaire... Bref, soyez certains de toucher tout ce que vous êtes censé toucher. Mon autre conseil : n'oubliez pas de faire un changement d'adresse pour recevoir vos derniers chèques si vous partez rapidement en voyage (donnez l'adresse d'un proche par exemple).

Lorsque j'ai démissionné de mon poste de gérant dans la fameuse chaîne de cafés à Montréal en 2011, je me souviens avoir dû les recontacter après quelques temps, car ils avaient oublié de me payer une partie de ce qu'ils me devaient. Que ce soit ou non un oubli de bonne foi, ça m'est égal. Car ce qui est important dans cette histoire, c'est que je savais exactement ce que me devait l'entreprise. Si je n'avais pas vérifié et surveillé, j'aurais ainsi fait une croix sur plusieurs centaines de dollars !

Auteur : Julien Valat

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